Les restaurants chinois à Casablanca

mercredi 26 mars 2014

HISTOIRE D'UN CADEAU #1 L'ACHAT

L'Avenue de l'Armée Royale qui sépare l'ancienne de la nouvelle ville. 
Vendredi dernier, c'était l'anniversaire d'une amie. L'occasion pour moi d'offrir mon premier cadeau Made in Morocco, et de me pencher d'un plus près sur ce que les vendeurs de souvenir ont à proposer. Ce qui est bien au moins quand on est à l’étranger, c'est qu'il n'y a pas de mauvais cadeaux. Il suffit de trouver un cadeau qui rappelle de près ou de loin le pays où l'on se trouve, et le tour est joué. Et au Maroc, il semblerait qu'il y ait vraiment de quoi faire. C'est donc sans trop de pression que je pars faire mes achats dans l’ancienne médina de Bab Marrakech, accolée à la Place des Nations-Unies (ancienne Place de France) en plein coeur de la ville. il s'agit de l’un des seuls endroits à Casablanca, avec la nouvelle médina des Habous, où l’on peut facilement trouver des produits artisanaux traditionnels venus de tout le pays et toutes sortes de souvenirs au parfum exotique, comme des babouches avec le fanion de l'OM collé dessus. 

Pour les vacanciers, Casablanca est généralement considérée comme une simple escale de voyage. Les gens y séjournent un ou deux jours, visitent les 2 ou 3 places touristiques que la ville a à proposer, avant de s'envoler à la découverte du 'vrai' Maroc, celui que l'on voit dans les documentaires sur Arte et France 5. Même si je commence à m'y plaire, c'est vrai que j'ai été plutôt déçu de ce que j'ai vu jusqu'à présent de Casablanca, même s'il me reste encore quelques endroits à visiter, comme la mosquée Hassan II, la Corniche ou les abattoirs. Mais j'attends encore un peu avant d'abattre mes dernières cartes, comme ça je peux me dire que je n'ai pas encore fait entièrement le tour de la ville et que le plus beau est à venir ! Et il y a aussi les journée du patrimoine à partir du 1er avril. J'ai vraiment hâte d'en connaitre un peu plus sur cette ville qui à première vue paraît tout à fait quelconque et qui pourtant va très certainement faire son entrée au patrimoine mondial de l'Unesco !
Derrière les remparts, sur la placette de la médina. 
La seule difficulté pour se rendre à la médina de Casablanca, c’est de traverser la grande avenue qui sépare la Place des Nations-Unies de ses remparts. L’entrée principale donne sur une petite place. J'étais déjà passé pendant la période des vacances scolaires et j'étais tombé sur une place noire de monde. Mais là non, il n'y a pas grand monde, même le vendeur de jus d'orange a déserté son stand pour une pause café. Assez rapidement, j'entends des « Hello my friend » et des « mon ami ! » qui me rappellent que je ne passe toujours incognito partout. Ce sont des hommes qui rôdent à l'entrée de la médina, dont la mission est de repérer des touristes et de les appâter jusqu’à leur boutique. J'avertis à l’avance mon 'nouvel' ami que je suis simplement venu faire des repérages et qu'il ne faudra pas s'étonner si je n'achète pas grand-chose, mais il ne m'entend pas et je me laisse sagement emporter dans les profondeurs de la médina. Le gars est plutôt sympa, il m'apprend des choses sur l'histoire du quartier, les gens qui y habitent, son parcours personnel. En tout cas, c’est un très bon moyen de découvrir la médina et de sortir des sentiers battus. L’organisation de la médina est compartimentée en secteur. A l’entrée, on trouve les objets souvenirs à destination des touristes, puis un peu plus loin le secteur vêtements, chaussures, maroquinerie, et plus à l'intérieur de la médina le coin pour les habits traditionnels. Sur le chemin, on croise aussi quelques touristes occidentaux, mais très peu d'asiatiques. Ils ne sont généralement pas très bien vus par les commerçants du coin : « Les Chinois, ça vient, ça mitraille et ça s'en va. Mais ça n'achète jamais rien. » Je n'ai pas encore sorti mon appareil photo, mais je me sens déjà mal à l'aise à l'idée de correspondre à tous ces préjugés sur les Chinois...
Un stand de jus d'oranges pressées à l'entrée de la médina.
On en retrouve un peu partout dans la ville pour quelques dirhams seulement.  
On arrive finalement à la boutique, et je réalise alors l'importance du rôle qu'occupe mon accompagnateur dans la survie économique de la boutique. Sans son aide, je ne serai jamais tombé sur sa boutique. Je fais rapidement le tour, et je revois finalement tous les produits que j'avais déjà vu chez les autres vendeurs à l'entrée de la médina. Par contre, les prix eux varient du simple au triple. Le vendeur examine ta tête, fais une estimation de ton pouvoir d’achat, et après réflexion te lance un prix. Un premier prix à ne jamais prendre surtout. Mais je crois que j'ai perdu le goût de la négociation après ma traversée des les marchés populaires de Hong-Kong. Croyez moi, c'est vraiment plus marrant de négocier avec des Chinois ! Alors après prise de renseignements auprès de quelques vendeurs, je me dirige directement vers celui qui m'a annoncé les prix les plus bas sans chercher à négocier, et je repars de la médina mes cadeaux sous les bras et l'envie d'en savoir un peu plus encore sur ce qui se cache réellement derrière ces remparts. 

1 commentaire:

  1. c'est pas le grand ciel bleu au maroc ;-) Toujours négocier au Maroc et ailleurs.

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